Nouveau DPE 2026 : ce qui change vraiment pour votre logement

Nouveau DPE 2026

Le coefficient d’énergie primaire de l’électricité est abaissé de 2,3 à 1,9 depuis le 1er janvier 2026. Ce changement modifie le calcul du diagnostic de performance énergétique pour tous les logements chauffés à l’électricité, et environ 850 000 d’entre eux sortent du statut de passoire thermique sans le moindre travail de rénovation.

Concrètement, cette réforme ne touche pas tous les propriétaires de la même manière. Si votre logement est chauffé au gaz ou au fioul, votre étiquette énergétique ne bouge pas. Pour estimer le budget d’un nouveau diagnostic complet si le vôtre date d’avant juillet 2021, le prix d’un DPE varie selon la surface et la localisation du bien.

Pourquoi le calcul du DPE a-t-il changé au 1er janvier 2026 ?

Comment lire ce tableau ?

Le passage du coefficient de conversion de l’électricité de 2,3 à 1,9 modifie le calcul de l’énergie primaire. Un même logement électrique consommant autant qu’avant peut changer de classe DPE à partir du 1er janvier 2026.

Classe DPE actuelle
(coeff. 2,3)
Énergie primaire
kWh EP/m²/an
Classe DPE 2026
(coeff. 1,9)
Évolution
A < 70 kWh EP
Ex. : 60 kWh EP
A
Inchangé
B 71 – 110 kWh EP
Ex. : 95 kWh EP
A
▲ Amélioration
C 111 – 180 kWh EP
Ex. : 155 kWh EP
B
▲ Amélioration
D 181 – 250 kWh EP
Ex. : 220 kWh EP
C
▲ Amélioration
E 251 – 330 kWh EP
Ex. : 300 kWh EP
D
▲ Amélioration
F 331 – 420 kWh EP
Ex. : 380 kWh EP
E
▲ Amélioration
G > 420 kWh EP
Ex. : 500 kWh EP
G
Inchangé
Amélioration de classe (logement électrique)
Classe inchangée

Exemples indicatifs. Le résultat réel dépend du profil complet du logement (surface, GES, etc.).

Le DPE convertit la consommation réelle d’un logement en énergie primaire via un coefficient propre à chaque source d’énergie. Celui de l’électricité, fixé à 2,3 depuis 2006, pénalisait les logements électriques bien au-delà de leur impact environnemental réel.

Un coefficient hérité d’une convention européenne dépassée

Le facteur de 2,3 reflétait un mix électrique européen à forte composante fossile. Or le mix énergétique français, décarboné à plus de 90 % grâce au nucléaire et aux renouvelables, rendait obsolète ce coefficient. Un appartement chauffé par convecteurs consommant 180 kWh d’énergie finale se voyait attribuer 414 kWh en énergie primaire, ce qui le plaçait en classe F alors que ses émissions de CO₂ restaient modestes.

En pratique, ce déséquilibre avait des conséquences directes sur le marché locatif : des propriétaires se voyaient interdits de louer non pas parce que leur logement était mal isolé, mais parce qu’un coefficient de conversion daté de vingt ans faussait le résultat final. C’est cet angle qu’il faut garder en tête pour comprendre pourquoi la réforme de 2026 est davantage une correction technique qu’une révolution de la politique énergétique.

Ce que l’arrêté du 13 août 2025 modifie concrètement

L’arrêté du 13 août 2025 publié au Journal officiel ramène le coefficient de conversion de l’électricité de 2,3 à 1,9. La consommation en énergie finale ne change pas, mais le résultat en énergie primaire diminue d’environ 17 %. Pour les logements proches d’un seuil de classe, ce recalcul suffit à franchir la frontière sans aucun travail.

La démarche de mise à jour est accessible via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME. Un conseil important : munissez-vous du numéro à 13 chiffres figurant en bas à gauche de votre DPE avant d’entamer la démarche, car sans lui, aucune mise à jour n’est possible en ligne.

Quels logements sont réellement concernés par la réforme ?

Réforme DPE 2026 : votre logement est-il concerné ?

Identifiez en un coup d’œil les logements gagnants, ceux non impactés et les passoires thermiques qui sortent de l’interdiction de location.

Logements gagnants
Chauffage électrique (convecteurs, panneaux rayonnants) La méthode de calcul est corrigée : l’énergie électrique n’est plus pénalisée. Ces logements peuvent gagner 1 à 2 classes DPE.
Gain de classe possible
Pompe à chaleur (PAC air/air, air/eau) Les PAC bénéficient pleinement du nouveau coefficient d’énergie primaire réduit à 2,3. Un logement classé F peut passer en D ou C.
Gain de classe possible
Très petites surfaces (< 40 m²) Le calcul des seuils est ajusté pour tenir compte de la densité d’occupation. Les studios et T1 sont les premiers bénéficiaires.
Gain de classe possible
850 000 passoires thermiques (F/G) Reclassées E ou mieux grâce à la réforme : elles sortent de l’interdiction de location prévue dès 2025.
Location à nouveau autorisée
Logements non impactés
Chauffage au gaz naturel Le coefficient de conversion du gaz reste inchangé. Les logements chauffés au gaz ne bénéficient d’aucun gain de classe automatique.
Aucun changement
Chauffage au fioul Aucune révision du facteur d’émission. Les maisons au fioul restent dans leur classe actuelle et doivent engager des travaux pour progresser.
Aucun changement
Logements déjà bien classés (A, B, C) La réforme ne modifie pas les seuils hauts. Les biens performants conservent leur classement sans impact positif ni négatif.
Classement stable
Passoires F/G chauffées au gaz ou fioul Ces logements restent classés F ou G et demeurent soumis à l’interdiction de mise en location. Des travaux restent indispensables.
Interdiction maintenue
Bon à savoir

La réforme DPE 2026 ne s’applique qu’aux nouveaux diagnostics réalisés à partir de sa date d’entrée en vigueur. Si votre DPE actuel a été établi entre 2021 et 2025, vous pouvez demander un nouveau diagnostic pour vérifier si votre logement change de classe. Les DPE réalisés avant 2021 ne sont plus valides.

L’erreur fréquente consiste à croire que tous les propriétaires vont automatiquement gagner une ou deux classes. La réalité est plus nuancée : seuls les logements dont le chauffage principal est électrique sont affectés par la modification du coefficient, et parmi eux, seuls ceux dont la mauvaise étiquette était principalement due à ce coefficient bénéficieront d’un reclassement significatif.

Les logements électriques en zone de seuil

Un logement classé F avec une consommation d’énergie finale de 165 kWh/m²/an obtenait, avec le coefficient 2,3, une énergie primaire de 379 kWh EP/m²/an — en classe F. Avec le coefficient 1,9, ce même logement descend à 313 kWh EP/m²/an, ce qui le place en classe E. Ce passage de F à E n’est pas anecdotique : il lève l’obligation d’audit énergétique préalable à la mise en vente et peut retirer le bien du calendrier d’interdiction locative.

Les logements hors champ de la réforme

Les logements chauffés au gaz, au fioul, au bois ou à la chaleur urbaine ne voient aucune modification de leur étiquette. Leurs coefficients de conversion respectifs — 1,0 pour le gaz, 1,0 pour le fioul, 0,6 pour le bois — restent inchangés. Attention à ne pas confondre énergie de chauffage et énergie d’eau chaude sanitaire : un logement chauffé au gaz mais équipé d’un chauffe-eau électrique reste soumis au coefficient 1,9 pour la seule partie électrique, ce qui peut légèrement modifier le calcul global sans pour autant entraîner un reclassement.

Le cas particulier des petites surfaces

Les studios et petits appartements de moins de 40 m² chauffés à l’électricité sont souvent les plus pénalisés par l’ancien coefficient, car la part de l’eau chaude sanitaire dans la consommation totale y est proportionnellement plus élevée. Avec le coefficient 1,9, un studio parisien de 25 m² consommant 190 kWh d’énergie finale par m² et par an passe de 437 kWh EP (classe G) à 361 kWh EP (classe F). Ce reclassement d’un seul niveau suffit à décaler l’échéance d’interdiction locative de 2025 à 2028, ce qui représente trois années supplémentaires pour planifier et financer des travaux de rénovation, comme remplacer les convecteurs par une pompe à chaleur air/eau qui divise la consommation de chauffage par trois à quatre.

Comment mettre à jour gratuitement son DPE auprès de l’ADEME ?

100 % gratuit

Les 3 étapes pour mettre à jour son DPE via l’ADEME

Démarche en ligne, sans frais, applicable dès 2026

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Retrouvez votre numéro ADEME

Localisez le numéro à 13 chiffres sur votre DPE existant (première page, en haut à droite). À défaut, cherchez-le sur le site observatoire-dpe-audit.fr avec votre adresse.

Numéro ex. : 2309A00012345
2

Soumettez l’attestation en ligne

Rendez-vous sur le formulaire dédié de l’ADEME, renseignez votre numéro à 13 chiffres et confirmez votre identité en tant que propriétaire ou mandataire du bien.

Délai : 5 min en ligne
3

Recevez votre DPE mis à jour

L’ADEME génère automatiquement votre nouveau DPE conforme aux nouvelles grilles 2025-2026. Vous recevez le PDF par e-mail sous 48 à 72 h ouvrées.

Nouveau classement valide
Bon à savoir

Cette mise à jour gratuite concerne les DPE réalisés entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2024. Elle ne remplace pas un nouveau diagnostic obligatoire mais permet de corriger la classification énergétique selon les grilles révisées.

La procédure de mise à jour ne nécessite ni diagnostiqueur, ni déplacement, ni paiement. Elle s'adresse exclusivement aux propriétaires disposant d'un DPE réalisé entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2025, période durant laquelle la méthode de calcul 3CL était en vigueur.

Les trois étapes de la mise à jour en ligne

  • Localiser le numéro à 13 chiffres : il figure en bas à gauche de la première page du DPE, sous la mention "numéro du DPE". Si vous ne retrouvez pas votre diagnostic papier, certains diagnostiqueurs conservent une copie numérique accessible sur demande.
  • Accéder à l'Observatoire DPE-Audit : rendez-vous sur le site de l'ADEME et saisissez le numéro dans l'outil de recherche dédié. Le système recalcule automatiquement l'étiquette avec le coefficient 1,9.
  • Télécharger l'attestation de mise à jour : si le recalcul modifie la classe énergétique, l'ADEME délivre une attestation PDF à valeur juridique identique au DPE original. Ce document doit être conservé et annexé à tout bail ou compromis de vente.

Que faire si le DPE date d'avant juillet 2021 ?

Les diagnostics réalisés avant cette date utilisaient une méthodologie différente (méthode sur factures pour les logements anciens) et ne sont pas compatibles avec le recalcul automatisé. Le propriétaire doit faire réaliser un nouveau DPE complet par un diagnostiqueur certifié. Des plateformes spécialisées comme Effy permettent de comparer en quelques clics les tarifs des diagnostiqueurs certifiés dans sa zone : le coût d'un DPE varie généralement entre 100 et 250 euros selon la surface du bien et la région. Ce nouveau diagnostic intégrera directement le coefficient 1,9 dans son calcul.

Quelles conséquences pour les passoires thermiques et le calendrier locatif ?

Le reclassement automatique de certains logements modifie leur position dans le calendrier d'interdiction progressive de location prévu par la loi Climat et Résilience du 22 août 2021. Les conséquences varient selon la classe de départ et l'amplitude du reclassement.

Interdictions de location et calendrier loi Climat

La loi Climat et Résilience prévoit un calendrier progressif d'interdiction de location pour les passoires thermiques : les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, les F le seront à partir du 1er janvier 2028, et les E à partir du 1er janvier 2034. Un reclassement de G à F ou de F à E ne supprime pas les obligations à venir, mais décale le propriétaire dans le calendrier, lui offrant un délai supplémentaire pour programmer les travaux.

La mise à jour gratuite ADEME : valeur juridique

L'attestation délivrée par l'ADEME possède la même valeur juridique que le diagnostic initial. Elle peut être annexée à un bail ou à un compromis de vente sans formalité supplémentaire. Un conseil pratique : conservez le DPE original en plus de l'attestation. Certains notaires ou bailleurs demandent les deux documents pour vérifier la cohérence du reclassement, notamment quand le gain de classe est d'un ou deux niveaux.

Ce que la réforme ne résout pas

Il serait trompeur de présenter cette modification du coefficient comme une solution aux problèmes de performance énergétique du parc immobilier français. Les logements dont la mauvaise étiquette reflète une isolation défaillante, des fenêtres simple vitrage ou un système de chauffage obsolète resteront énergivores en énergie finale, quelle que soit la valeur du coefficient de conversion. Isoler son logement reste donc la première étape pour améliorer durablement la performance énergétique d'un bien.

Les travaux demeurent nécessaires pour les vraies passoires

Un logement classé G avec une consommation finale de 280 kWh/m²/an obtenait 644 kWh EP avec le coefficient 2,3 et obtiendra 532 kWh EP avec le coefficient 1,9. Dans les deux cas, il reste largement en classe G. Le reclassement automatique ne concerne en réalité que les logements proches d'un seuil de classe, dont la mauvaise étiquette était disproportionnée par rapport à leur consommation réelle. Pour les autres logements, il existe des astuces concrètes pour améliorer son DPE sans engager une rénovation lourde.

MaPrimeRénov et les aides à la rénovation

La modification du coefficient peut avoir des effets indirects sur l'accès aux aides MaPrimeRénov. Certains parcours sont conditionnés à une classe DPE de départ minimale : un logement reclassé de F en E peut perdre l'accès au parcours global — réservé aux classes F et G — tout en restant éligible au parcours par geste. La vérification auprès d'un conseiller France Rénov' reste indispensable avant toute décision.

Bon à savoir

Pour les propriétaires qui envisagent d’engager des travaux après le reclassement, des acteurs spécialisés comme Effy accompagnent l’ensemble du parcours : audit énergétique, mise en relation avec des artisans RGE et montage du dossier MaPrimeRénov. Ce type d’accompagnement clé en main évite les erreurs fréquentes sur les seuils de classe avant/après travaux, qui peuvent faire perdre le bénéfice de l’aide.

Comparatif des obligations selon la classe DPE en 2026

Le tableau suivant synthétise les principales obligations et restrictions associées à chaque classe DPE après la réforme, pour un logement mis en location ou en vente.

Classe DPELocation autorisée ?Audit énergétique venteGel des loyersAccès MaPrimeRénov parcours global
A / B / COuiNon obligatoireNonNon éligible (logement déjà performant)
DOuiNon obligatoireNonÉligible parcours par geste
EOuiNon obligatoireNonÉligible parcours par geste
FInterdit dès 2028ObligatoireOui (IRL bloqué)Éligible parcours global
GInterdit depuis jan. 2025ObligatoireOui (IRL bloqué)Éligible parcours global (aide renforcée)

Ce tableau illustre l'enjeu réel du reclassement : passer de F à E en 2026 permet de contourner l'obligation d'audit énergétique préalable à la vente, de lever le gel de l'indice de révision des loyers et de reporter de deux ans l'échéance d'interdiction locative. Ce n'est pas anodin pour un propriétaire bailleur.

Questions fréquentes sur le nouveau DPE 2026

  • Le nouveau DPE 2026 concerne-t-il tous les logements ?

    Non. Seuls les logements chauffés principalement à l'électricité sont affectés par la modification du coefficient d'énergie primaire. Les logements au gaz, au fioul ou au bois conservent une méthode de calcul strictement inchangée. En pratique, si vous chauffez au gaz et que votre DPE indique la classe E, votre étiquette reste E après le 1er janvier 2026, quelle que soit la date de réalisation du diagnostic. Le coefficient de ces énergies n'a pas été révisé par l'arrêté du 13 août 2025.

  • Faut-il commander un nouveau DPE payant pour bénéficier du nouveau calcul ?

    Non. Pour les DPE réalisés entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2025, l'ADEME propose une mise à jour entièrement gratuite via l'Observatoire DPE-Audit. Il suffit de renseigner le numéro à 13 chiffres figurant sur le diagnostic existant. L'attestation délivrée a la même valeur juridique que le document original et peut être utilisée dans le cadre d'un bail ou d'une vente immobilière. Seuls les DPE antérieurs à juillet 2021 nécessitent un nouveau diagnostic payant réalisé par un diagnostiqueur certifié.

  • Un logement classé G peut-il changer de classe sans travaux ?

    Dans certains cas, oui, mais l'amplitude du reclassement reste limitée. Un logement G dont la consommation finale est proche du seuil de la classe F peut basculer en F grâce au nouveau coefficient, voire en E si sa consommation est suffisamment faible. En revanche, un logement G avec une consommation réelle très élevée — liée à une isolation très défaillante ou à un chauffage électrique ancien — restera G après recalcul. L'erreur fréquente est de croire que la réforme efface les problèmes structurels d'un bâtiment : elle corrige une convention de calcul, pas la performance physique du logement.

  • La réforme du DPE modifie-t-elle l'accès à MaPrimeRénov ?

    Indirectement, et pas toujours dans le sens attendu. MaPrimeRénov est conditionnée à la classe DPE avant et après travaux. Un reclassement automatique peut faire évoluer les seuils d'éligibilité à la hausse comme à la baisse selon les parcours. Un logement qui passe de F à E grâce au nouveau coefficient peut perdre l'accès au parcours global — réservé aux classes F et G — tout en restant éligible au parcours par geste. Il est conseillé de vérifier sa situation auprès d'un conseiller France Rénov' avant toute décision, car les barèmes évoluent chaque année.

  • Les DPE réalisés avant juillet 2021 sont-ils concernés par la mise à jour gratuite ?

    Non. Les diagnostics établis avant le 1er juillet 2021 étaient déjà soumis à une obligation de réfection indépendante de la réforme de 2026, en raison du changement de méthode de calcul intervenu à cette date. Ils ne sont pas éligibles à la mise à jour gratuite de l'ADEME. Si le propriétaire souhaite disposer d'une étiquette énergétique valide — pour une mise en location ou une vente — il doit faire réaliser un nouveau diagnostic complet par un diagnostiqueur certifié, dont le coût varie généralement entre 100 et 250 euros selon la surface du bien.

  • Le reclassement automatique est-il opposable à un locataire ou à un acheteur ?

    Oui, à condition d'avoir téléchargé et joint l'attestation ADEME au bail ou au dossier de vente. Sans ce document, l'étiquette figurant sur le DPE original reste celle qui s'applique légalement, même si le recalcul aurait produit un résultat plus favorable. Attention : certains notaires demandent à la fois le DPE original et l'attestation de mise à jour pour vérifier la cohérence du reclassement. Prévoyez les deux documents avant toute signature.

  • La réforme s'applique-t-elle aux logements en copropriété ?

    Oui. Les appartements chauffés à l'électricité — y compris via un chauffage collectif électrique — bénéficient du même mécanisme de reclassement que les maisons individuelles. En revanche, les copropriétés équipées d'un chauffage collectif au gaz ou raccordées à un réseau de chaleur urbain ne sont pas concernées par la modification du coefficient. La nature de l'énergie de chauffage reste le seul critère déterminant, quelle que soit la forme juridique du bien.

  • Quel est l'impact de cette réforme sur la valeur vénale d'un logement ?

    Un reclassement de F à E ou de G à F peut avoir un effet mesurable sur la valeur d'un bien, notamment parce qu'il modifie le statut juridique du logement vis-à-vis des obligations locatives. Des études de la FNAIM et du Conseil supérieur du notariat estimaient en 2024 que les passoires thermiques subissaient une décote de 10 à 20 % par rapport à des biens équivalents mieux classés dans les mêmes zones. Un reclassement automatique ne supprime pas les travaux à réaliser pour améliorer réellement la performance du logement, mais il peut temporairement stabiliser la valeur de négociation.