Remise aux normes électriques : Quelles sont les règles en 2022

Électricien travaillant à la remise aux normes électriques d'une maison

Tous les projets immobiliers sont soumis à des normes et des réglementations. L’installation électrique en fait partie et tourne principalement autour du respect de la norme NF C 15-100. Qu’il s’agisse d’une nouvelle construction ou d’une réhabilitation, le but d’une remise aux normes de l’installation électrique est alors de sécuriser le logement tout en offrant à ses occupants praticité et confort d’utilisation. Remise aux normes électriques : quelles sont les règles en 2022 ? Quelles sont les obligations en fonction des différentes pièces du logement ? Quel est le prix d’une remise en conformité de l’installation ? Tout savoir sur les règles existantes en matière de rénovation électrique.

Remise aux normes électriques : les obligations en 2022

La mise aux normes électriques touche particulièrement les logements neufs. C’est notamment une condition sine qua non pour qu’un fournisseur d’énergie puisse alimenter un logement. Entrée en vigueur en 1969, elle est donc obligatoire pour les bâtiments neufs et les bâtiments en cours de construction ou de rénovation lourde. Les nouvelles installations comme les extensions sont également concernées par la mise aux normes NF C 15-100. 

La mise aux normes électriques doit être respectée par tout propriétaire d’un bâtiment utilisé en habitation ou mis en location dans les cas énumérés précédemment. Par la même occasion, les professionnels doivent se conformer à ces règles d’installation électrique pendant les travaux de construction et de rénovation. Les normes peuvent évoluer en fonction des besoins des consommateurs et des réglementations comme par exemple avec l’application de la RT2012 puis de la RE2020.

Les logements anciens ne sont en revanche pour le moment pas concernés par cette mise aux normes. Ils sont cependant soumis à des diagnostics électriques réguliers dans le but d’assurer la sécurité de l’installation

Les normes électriques à respecter en détail

Pour sécuriser un bâtiment, la présence de certains équipements posés par un électricien qualifié est obligatoire. La norme NF C 15-100 exige la présence d’une prise de terre pour envoyer les fuites de courant vers le sol. Cette prise doit être placée à plusieurs mètres sous terre et être directement liée au tableau électrique. Cette liaison équipotentielle a pour but de protéger les occupants contre les chocs électriques. 

La présence d’un compteur électrique est également exigée par la norme NF C 15-100 afin de permettre une coupure de courant en cas de problème sur l’installation. Ce compteur est généralement doté d’un disjoncteur branchement ou d’un interrupteur sectionneur. De même un dispositif anti foudre est obligatoire pour parer aux intempéries, aux risques d’incendie et éviter que les appareils électriques ne grillent.

Toujours dans le but de sécuriser l’installation électrique, le logement doit être muni d’un dispositif de protection différentiel appelé DDR qui a pour rôle de couper le courant en cas de surintensité ou de court-circuit. Il est à placer entre le disjoncteur et l’ensemble du circuit. Plusieurs dispositifs de protection doivent ensuite être installés pour chacun des circuits se rapportant aux pièces du bâtiment. Tous les circuits sont ensuite concentrés sur un tableau électrique de répartition

La protection de chaque raccordement par des gaines ou des baguettes rigides permet de garantir la sécurité des occupants mais également de limiter les risques liés à la vétusté des équipements. Elle vise alors à assurer l’isolation des fils et des raccordements électriques en toute circonstance.

La norme électrique NF C 15-100 pour chacune des pièces du bâtiment

Toutes les pièces d’un logement dont la surface est supérieure à 4m² doivent comporter un point d’éclairage au plafond et un interrupteur à l’entrée. Le nombre de prises à installer va lui dépendre de la surface de la pièce. L’installation d’une prise pour la communication (RJ45) est aussi obligatoire dans certaines pièces. Voici les normes à respecter pour chacune des pièces.

Le séjour

Le séjour doit posséder au moins 5 prises réparties tous les 4m² de la pièce. 

La chambre

Chaque chambre de l’habitation doit être équipée de 3 prises simples au minimum, dont une située près de l’interrupteur.

La salle de bains

En tant que pièce d’eau par définition soumise à l’humidité, la salle de bain est considérée comme une pièce particulièrement à risques. Certaines zones de la salle d’eau doivent donc être dotées d’éléments certifiés IPX7 ou IPX4 afin de respecter la norme NF C 15-100. La pièce est notamment répartie en 4 zones distinctes correspondant à la distance des points d’eau (volume 0, volume 1, volume 2, hors volume) avec pour chacune d’elles, des règles spécifiques en fonction du type d’installation. La salle de bain doit par ailleurs comporter une liaison équipotentielle locale et être exempte de prises de courant au sol. 

La cuisine

Comme pour la salle de bain, la cuisine est une pièce soumise à des dispositions particulières du fait de ses spécificités. Celles-ci se rapportent notamment aux éléments suivants :

  • Le nombre et l’emplacement des prises de courant :
    • Minimum 3 pour une cuisine de moins de 4m²;
    • Minimum 6 pour une cuisine de plus de 4m² dont 4 au niveau du plan de travail.
  • Les types de circuit pour le branchement des équipements :
    • Les prises de courant avec terre sont limitées à 6 par circuit pour un disjoncteur 20 A max et un fil de 2,5 mm²;
    • La hotte, le four, le lave-linge ou le congélateur doivent disposer d’un circuit dédié avec la protection d’un disjoncteur 20 A max et un fil de 2,5 mm²
    • Les plaques de cuisson doivent bénéficier d’un circuit dédié avec disjoncteur 32 A max et une section de fils de 6 mm².
  • Les éclairages : au moins un point d’éclairage au plafond, ou, la cas échéant, deux appliques en cas d’impossibilité.

Les circuits des équipements spéciaux

L’utilisation d’appareils électroménagers comme le lave-linge, le four électrique, le lave-vaisselle ou la plaque de cuisson nécessite un circuit d’alimentation spécifique. Il en est de même pour les volets roulants (un circuit dédié pour l’ensemble des volets avec un disjoncteur 16 A et une section de mini fils de 1,5 mm²) ainsi que le chauffage électrique (un circuit dédié par tranche de 4 500 W et un disjoncteur de 20 A avec une section de fils dédiés de 2,5 mm²). Ce dernier doit par ailleurs se conformer aux réglementations RT 2012 et RE 2020 pour le chauffage électrique.

Le prix d’une remise aux normes électriques

La mise aux normes électriques d’un bâtiment est une opération complexe qui nécessite l’intervention d’un électricien qualifié afin de garantir la sécurité de l’installation et sa performance. Le prix d’une mise aux normes électriques peut varier de 125€ à 200€ par m²1. Les prestations peuvent aussi être tarifées à l’heure selon l’électricien intervenant. 

En plus de coût de la remise aux normes électriques du bâtiment, prévoyez également le coût de l’attestation jaune Consuel pour valider la conformité de votre installation électrique et dont le tarif varie en fonction du lieu de chantier (de 120 à 190 euros).

1Source : https://www.prix-pose.com/renovation-electrique/

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